
Comment étudiait-on la Paneurythmie et comment la dansait-on au Lever du Soleil
Concert-récital Le 31 mars 2007 à Sofia
Contenu:
- Nous vous répresentons les 3 concert-récitals, avec DVD en 6 langues!
- Galerie:
- CLARIFICATIONS et notes sur le sujet du concert-récital
- Première partie:
- Les chevaux de Yanko observent la Paneurythmie. Entre les mains de qui est le destin du monde ?
- Le chef militaire et le violon pour la Paneurythmie
- Yarmila Mentslova et la Paneurythmie
- Yarmila joue la Paneurythmie pour la première fois
- Yarmila paye par sa vie l’impression de sa Paneurythmie
- Yarmila corrigera la Paneurythmie
- Comment abréger les exercices de la Paneurythmie ?
- Deuxième partie:
- Le cercle musical fermé et « Les rayons du Soleil »
- Que représente le cercle ouvert dans la musique populaire bulgare ?
- Qui a sauvegardé et sauvé la Clairière sur laquelle jouer la Paneurythmie ? Le personnage de Natcho Petrov
- La colère de la fourmi et Natcho Petrov
- La Paneurythmie et ses portails
- L’exercice suivant de la Paneurythmie, c’est la « Respiration ».
- Pourquoi ont été donnés « Les Rayons du Soleil » ?
- Si nous n’avions pas dansé la Paneurythmie
- Le Maître sur la Paneurythmie
- Купете си том от поредицата и прочете много повече интересни случки и събития от живота в Школата!
- Чуйте от първо лице разкази за живота по време на Учителя в интервюта на д-р Вергилий Кръстев
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Mémoires du « Lever du Soleil », tome І, tome ІІ, tome ХVІ
Musique: le Maître Deunov — Béïnsa Douno
Arrangement : Dr. Philippe Stoïtsev
Présentateur : Petar Vanguélov
Dans le salon de la commune du Lever du Soleil Rue Tchekhov 16-А
Musique: Enregistrement sur magnétophone à bandes du 5—8/3/1971
Première partie
Première partie
Deuxième partie
Galerie:
CLARIFICATIONS et notes sur le sujet du concert-récital
- La Paneurythmie au Lever du Soleil fut jouée jusqu’au 6.12.1957 quand les autorités effectuèrent une perquisition FR et confisquèrent 163,000 volumes de la Parole du Maître, les chargèrent sur 19 camions et les envoyèrent pour les faire fondre dans la fabrique de papier à la gare Iskar.
- Un procès fut entamé contre la Société spirituelle Fraternité Blanche qui dura 2 ans (1958–1959). Le Salon au Lever du Soleil fut fermé et il fut interdit de danser la Paneurythmie au Lever du Soleil et dans le pays tout entier.
- Un enregistrement de la Paneurythmie fut effectué dans la baraque d’Ignat Kotarov les 5–8/3/1971. (Voir Le Lever du Soleil … T. 9. Sofia, 1998, p. 669. ISBN 954-90041-8-Х) Le Lever du Soleil fut détruit en 1972.
- En 1972, les autorités autorisèrent de jouer la Paneuythmie à Sofia. Comment cela devint possible? (Voir Le Lever du Solei … T. 9. Sofia, 1999, p. 782, point 7. ISBN 954-90041-9-8)FR
- Stephane Doynov acheta un magnétophone stéréo polonais de la marque „Unitra“ pour 1500 léva (l’équivalent de 15 salaires) sur lequel on commença à couter cet enregistrement (des 5–8.3.1971) et à danser la Paneurythmie. Tous acceptent cette Paneurythmie de grand cœur, surtout les disciples de l’École du M aître qui étaient encore en vie.
- Les adhérents du Maître Deunov dansaient la Paneurythmie sur cet enregistrement pendant la période des années 1971–1980. Les bandes pour cet enregistrement furent achetées par le rédacteur du „Lever du Soleil …“, le Dr. Verguiliy Krastev.
- Aujourd’hui, nous présentons ver enregistrement, les photographies de la Paneurythmie et les photographies du temps de l’École du Maître Deunov. C’est le „3e concert- récital consacré à la Paneurythmie, à la musique et à la vie dans l’École.
- Rappelons: Le 1er concert-récital, présenté le 30/9/2006, était intitulé „COMMENT LA PANEURYTHMIE FUT DONNEE DANS LE CIEL AU MONT MOUSSALLAH“, Le 2e concert-récital, le 18/11/2006, fut présenté sous le titre „COMMENT LA PANEURYTHMIE FUT CREEE AU LEVER DU SOLEIL“. Avec le concert-récital d’aujourd’hui, au 31/03/2007, qui est le 3e concertrécital et qui est intitulé „COMMENT PANEURYTMIE FUT ETUDIEE ET DANSEE AU LEVER DU SOLEIL“, se termine le cycle sur l’histoire de la Paneurythmie.
- Où est la vraie Paneurythmie? (Voir le Lever du Soleil … T. 23. Sofia, 2006, pp 824–891. ISBN 954-9915-14-Х)
Première partie:
La vieille avec le bâton
Raconté par Galiley Vélitchkov
C’était dimanche. Le matin, nous étions rassemblés et rangés en cercle dans la clairière du Lever du Soleil. Nous étions tous prêts pour la Paneurythmie. Les musiciens étaient rassemblés au centre du cercle, les instruments étaient accordés, et nous n’attendions que le signe du Maître pour commencer à jouer. D’habitude le Maître faisait signe de la tête : c’était le signe de commencer. Nous nous mettions à jouer, le cercle entier se mettait en mouvement, et le sacrément céleste appelé Paneurythmie commençait. Mais cette fois-ci, le Maître reste immobile, ne dit pas un mot, et de temps en temps regarde vers les pins qui entouraient la clairière. Nous voyons qu’il y avait une raisons pour laquelle le Maître s’attardait : nous aussi, nous regardâmes vers la direction où Il regardait, mais personne ne voyait rien. Nous ne voyions que des pins verts.
Cinq minutes s’écoulèrent. À un moment donné, de la direction dans laquelle nous regardions sans rien voir, apparut une sœur âgée. Elle s’appuyait sur un bâton et elle marchait lentement, pas à pas, comme une tortue. Nous l’observions tous : les musiciens qui étions à l’intérieur du cercle, et aussi les autres qui étaient rangés sur la périphérie du cercle. C’était dimanche. Le cercle était grand, il y avait plus de cent personnes. Nous l’observions tous, et elle, tranquille, mit cinq minutes pour traverser une distance de soixante ou soixante-dix mètres. Enfin, elle arriva jusqu’au cercle en traînant le pas, y entra et se rangea, en s’appuyant sur son bâton. Il s’avéra qu’il n’y avait pas de partenaire pour elle, et la Paneurythmie, comme vous le savez, se danse deux par deux, en paires, et cette vieille devait jouer avec son camarade inséparable : le bâton.
Le Maître nous regarda et donna le signe de commencer aux musiciens. Nous nous mîmes à jouer, et le cercle entier de la Paneurythmie se remua et se mit à tourner. Le sacrement céleste se versa en nous et nous étions un tout : les musiciens, la musique et le cercle en mouvement en la présence du Maître. D’habitude, le Maître dansait Seul, en avançant à l’intérieur du cercle, à quinze ou vingt pas de nous : de manière qu’il y ait une distance égale entre nous les musiciens, Lui et le cercle externe de la Paneurythmie. C’était possible à respecter seulement quand le cercle était grand et que l’endroit où nous dansions était assez large pour permettre des rapports pareils.
Et maintenant, écoutez comment le Sacrement Céleste entra en nous tous et nous mit en mouvement dans le cercle de la Paneurythmie. Ce Sacrement s’ouvre par « Le premier jour du printemps et le premier jour de l’Amour » dans nos âmes.
« Le premier jour du printemps »
La Reine d’Angleterre danse la Paneurythmie
Raconté par Galiley Vélitchkov
Après la fin de la Paneurythmie, les participants dans le cercle se saluaient, et puis ils se rangeaient les uns après les autres et s’approchaient du Maître pour Lui baiser la main droite. C’était un signe de communion avec Lui et avec Dieu. C’est de cette manière que nous recevions Sa bénédiction. D’habitude, les musiciens passaient les derniers.
Je passai le dernier, parce que je voulais Lui demander pourquoi il fallait attendre cette vieille. Je dis « vieille », parce que nous tous étions très en colère qu’il fallait attendre dix minutes : cinq minutes pour qu’elle apparaisse à l’horizon et cinq minutes pour qu’elle s’approche de nous et entre dans le cercle. C’était la mère Maria. Cette mère Maria, c’était la sœur de sang de Todor Stoïmenov, un des premiers élèves du Maître et président de la Classe occulte des jeunes. Je baisai la main du Maître et Lui dis :
— Maître, aujourd’hui nous tous du Lever du Soleil, nous avons dansé la Paneurythmie avec une inspiration exceptionnelle, y inclus la sœur Maria avec son bâton.
La Maître regarda la mère Maria qui se tenait à l’écart, appuyée sur son bâton ; elle avait un tel port majestueux que personne n’oserait lui faire aucune remarque ni essayer de la contredire.
La Maître regarda aussi Todor Stoïmenov qui était à côté de moi devant Lui, et dit d’un ton solennel :
— Si la Reine d’Angleterre est venue aussi danser la Paneurythmie, c’est un signe céleste et terrestre de notre future victoire. Mémorisez cela bien.
Je restais comme pétrifié. Todor Stoïmenov sourit, et son sourire s’épancha sur la clairière entière. D’autres amis vinrent auprès du Maître et L’assaillirent de questions. Moi, je me tournai vers Todortcho : nous l’appelions comme cela, parce que le Maître s’adressait à lui par ce prénom diminutif. Il me regarda, et moi, je levai les bras dans mon impuissance :
— Je ne comprends rien.
Le frère Todor Stoïmenov saisit ma perplexité, me pris sous le bras et m’amena de côté. Puis, il se pencha sur mon oreille, pour que les autres n’entendent pas, et me dit distinctement :
— Ma sœur de sang, Maria, qui pour vous est « la mère Maria », c’est la Reine d’Angleterre réincarnée : la reine de laquelle commença la grandeur de l’Empire britannique. Le Maître me l’a dit plusieurs fois, et maintenant toi et moi, nous avons entendu pourquoi nous allons vaincre par la Doctrine.
La future humanité dansera la Paneurythmie, et c’est par celle-ci que nous vaincrons. Amen !
« Le voilà, le beau jour est en train de naître ! » C’est le jour de la Victoire !
« Évéra » et « Sauter »
Les chevaux de Yanko observent la Paneurythmie. Entre les mains de qui est le destin du monde ?
Raconté par Galiley Vélitchkov
En 1939, toute la Fraternité Blanche se trouvait au Sept lacs de Rila. C’était la sortie la plus importante à Rila et le camp le plus nombreux de toute l’École en vingt-deux ans. Il y avait plus de 700 personnes qui étaient montées sur les lacs. Des convois de chevaux passaient le matin et le soir, sans cesse : ils montaient en portant les bagages, et dans l’après-midi, ils revenaient en bas, ramenant parfois les bagages de ceux qui rentraient. C’était une organisation idéale.
Ainsi, un jour nous les musiciens jouâmes dans le cercle. Après la Paneurythmie, quelqu’un me toucha et me dit :
— Regarde par-là, quelle image !
Je regarde, et qu’est-ce que je vois ! À 30 mètres du cercle, 50 ou 60 chevaux s’étaient rangés en fil droit et se tenaient immobiles. C’étaient les chevaux avec lesquels le gardeur de chevaux Yanko transportait les bagages et les produits du village de Govedartsi jusqu’au Sept lacs. Après avoir déchargé les chevaux, on les lâchait et ils se promenaient librement dans la région des lacs. On leur accrochait des cloches de grandeur différente aux cous, et c’est au son de ces cloches que le frère Yanko s’orientait et savait où se trouvait le troupeau de chevaux. Mais à ce moment-là, quand nous vînmes pour la Paneurythmie, la clairière était déserte, il n’y avait pas un seul cheval. Puis, ils avaient entendu l’orchestre et la musique du Maître et s’étaient approchés de nous en silence ; mais qui était ce guide et dirigeant inconnu qui les avait fait se ranger les uns à côté des autres, à deux mètres de distance entre chaque cheval, dans un fil droit d’environ cent mètres de longueur ? Ils se tenaient là en nous regardant. Pas un seul cheval ne bougeait. On voyait seulement, de temps en temps, leurs queues bouger dans l’air. Ils nous avaient donc observé pendant la Paneurythmie et avaient écouté la musique du Maître. Je restais là, la bouche bée, entièrement absorbé par cette image. Quelle était cette parade de ces armées Célestes ? Où donc étaient leurs cavaliers et guerriers ? Probablement, les Guerriers Célestes étaient sur leurs dos et ils se tenaient comme cela pour faire la parade au Généralissime. Mais qui était le Généralissime ?
Avec ces pensées-là, je m’approchai du Maître, je Lui baisai la main et je dis :
— Regardez, Maître, ces chevaux-là qui se sont rangés en parade en regardant notre Paneurythmie.
Le Maître se tourna, les regarda, sourit et dit :
— Vous êtes libres !
Et les chevaux se remuèrent d’un coup, se tournèrent comme par commande, et commencèrent à s’éloigner lentement. J’étais stupéfié :
— Maître, qu’est-ce que cela signifie ?
— Cela représente la parade Céleste des armées Célestes qui maintenant gouvernent le monde. Elles sont venues témoigner devant le Grand Maître la puissance et la force de leur épée. Et comme récompense pour leur obéissance pendant tout ce temps, dans la vie suivante ses êtres s’incarneront non pas en chevaux, mais en humains.
Je me tenais là en regardant tantôt le Maître, tantôt les chevaux qui s’éloignaient. J’essayai de mémoriser tout cela. À ce moment-là, j’étais incapable de le comprendre : il me faudrait des années et des années avant de le comprendre. À ce moment-là je sentais seulement que je devais mémoriser tout cela, obligatoirement. Et je l’ai mémorisé. De longues années plus tard, j’ai vérifié la véracité des paroles prononcées par le Maître.
J’ai vu le jour où les Armées Célestes du Maître de tous les mondes de l’Univers dirigeait le destin du Monde !!!
« Tissage »
Le chef militaire et le violon pour la Paneurythmie
Raconté par Galiley Vélitchkov
Si vous saviez quelle discipline extérieure et quelle discipline intérieure chacun de nous avait là-haut, au Lacs ! Et si vous saviez quelle grande Paneurythmie se faisait là-haut !
Cette année-là, la Paneurythmie se dansait au Troisième lac, et après, nous passâmes aussi du côté du lac appelé « Le Rein ». Il y avait un grand plateau et une grande prairie, et nous nous y installions tous commodément. Le cercle de la Paneurythmie était grand et il y avait de la place pour qu’il se déploie correctement sur sa circonférence.
Le moment vint de danser la Paneurythmie. Nous les musiciens, nous nous rangeâmes au milieu du cercle, et commençâmes à jouer. Le cercle de la Paneurythmie se mit en mouvement. Les invités surmontèrent leur crainte et nous rejoignirent pour danser avec nous. Ce fut une expérience magnifique pour tout le monde. À la fin, quand la Paneurythmie se termina, une des deux sœurs qui écoutaient la conversation susmentionnée s’approcha du Maître. J’étais à côté de Lui. Puisque nous les musiciens, nous étions les derniers à baiser la main du Maître.
— Maître, si Tu savais quelle inspiration avaient les musiciens dans leur jeu aujourd’hui, surtout ce frère-là, avec l’écharpe blanche. Il faisait glisser son archet sur son violon si bien que j’étais en extase devant lui et je ne pouvais plus détourner mon regard de lui.
J’entendis la conversation d’une distance de quelques mètres et je souriais légèrement. Je connaissais cette écharpe. Et je savais qui l’avait offert et au cou de qui elle était à ce moment-là.
Le Maître nous regarda tour à tour : nous les musiciens, nous étions autour de Lui en attendant notre tour pour Lui baiser la main. Le Maître répondit à la sœur :
— Aujourd’hui, ce frère fait glisser l’archet sur le violon, il vous joue et vous dansez la Paneurythmie. Mais si vous saviez que dans une vie antérieure il était un grand chef militaire, et qu’il tenait dans sa main une épée et qu’il avait coupé beaucoup de têtes avec cette épée, et en plus c’étaient les têtes de ceux qui aujourd’hui jouent la Paneurythmie ici ! Et maintenant il tient un archet de violon au lieu d’une épée.
La sœur fondit en larmes :
— Mais, Maître, c’est trop cruel, je ne peux pas l’accepter.
— Il vaut mieux qu’il tienne un archet que d’aller dans le monde et de couper de nouveau des têtes — trancha le Maître.
Je me tiens là, pétrifié. J’étais perplexe et je ne comprenais rien à tout cela.
— Mais, Maître, pourquoi est-ce qu’il est venu dans l’École, si avant il a coupé des têtes et qu’il était un massacreur ?
— Il est venu dans l’École parce qu’à l’époque il était le fléau de Dieu, et que son épée lui avait été donnée pour qu’il accomplisse la Volonté de Dieu et pour nettoyer une lèpre parmi l’humanité de cette époque-là. Il l’a accomplie, et maintenant il vient ici pour payer son Karma et pour libérer sa conscience en adoptant les idées de la Fraternité Blanche. À cette époque-là, comme maintenant, il a toujous accompli la Volonté de Dieu.
Le Maître arrêta de parler, me regarda d’une manière significative et sourit légèrement. La sœur se calma. Je sais qui est ce violoniste et chef militaire. Je sais très bien qui il est. Je le connais depuis des siècles. Je le connais maintenant aussi. Est-ce que je le connaîtrai demain ? Je l’ignore.
Cette Paneurythmie est restée en moi pour toujours, comme une révélation du Ciel pour l’essence de la Providence Cosmique au sujet des personnages historiques et des événements dans l’histoire de l’humanité.
Note du rédacteur : Le violoniste et le chef militaire, c’est Galiley Vélitchkov lui-même.
« Pense !» et « Aoum ».
Yarmila Mentslova et la Paneurythmie
Raconté par Kroum Vajarov
Je vais vous raconter une histoire très importante. Un an avant le départ du Maître, deux sœurs se trouvent tout à fait par hasard près du Maître au Lever du Soleil. L’une des deux c’était Maria Zlatéva, et l’autre Yarmila Mentslova. Le Maître se tourna vers la sœur Yarmila et lui dit :
— Soeur, vous corrigerez la Paneurythmie.
Yarmila fut surprise et répondit qu’elle ne la connaissait pas bien ; mais le Maître répéta la même phrase en ajoutant qu’elle l’apprendrait de ceux qui la connaissaient le mieux.
Et voilà que Yarmila avait déjà cet énoncé du Maître comme la tâche de sa vie. Yarmila était Tchèque ; elle était née en 1907 en Bulgarie. Son père, Yossif Mentsl, était professeur de jardinage dans l’école d’agriculture à la ville de Haskovo. Au cours de ces années-là, beaucoup d’étrangers vivaient et travaillaient en Bulgarie ; c’étaient des spécialistes dans différents domaines qui étaient invitées par le gouvernement bulgare après la Libération de la Bulgarie du joug turc. Après un certain temps, le père s’installa à Krasno sélo. Ici, il avait déjà pris sa retraite et il s’est aménagé une serre. Il produisait des fleurs et les vendait. Elle était ma copine d’école et nous étions amis depuis l’enfance. Nous avions grandi ensemble ; en 1928, moi, je partis à Athènes pour faire mes études universitaires, et elle, elle partit en France. Elle y partit pour étudier la danse ; elle était adepte d’Isadora Duncan qui avait une école pour l’ainsi nommée danse libre. Ce n’est pas une danse dansante, ni un ballet, mais une danse libre. Elle y fit une spécialisation de chorégraphe. Pendant les vacances d’été, elle arrivait à Sofia et notre amitié se poursuivait. En 1943, elle revint à Sofia, elle voulait y rester pour toujours, et nous nous unîmes par les liens du mariage, et elle devint ma femme.
C’était la raison pour laquelle le Maître s’adressa à elle et lui demanda de corriger les exercices gymnastiques de la Paneurythmie. Et pourtant, elle ne connaissait pas les exercices. Je l’aidai à entrer en contact avec Katya Griva qui connaissait très bien la Paneurythmie. C’était elle qui connaissait le mieux la Paneurythmie. Le Maître lui avait montré personnellement le premier exercice de la Paneurythmie. Plus tard, d’autres sœurs y participèrent. Il y avait un groupe de quelques sœurs à qui le Maître avait montré les différents exercices, et elles les enseignaient à leur tour aux autres. Mais jouer avec précision et correctement, c’était une chose, et décrire les exercices, c’était autre chose. Pour faire cela, il fallait être spécialiste. Et c’est pour cela que Yarmila apparut ici, avec sa formation professionnelle, pour décrire les exercices.
Après le départ du Maître, elle commença à travailler sur la précision des mouvements de la Paneurythmie et sur leur description. Cependant, cela ne pouvait pas se réaliser en Bulgarie à cette époque-là : elle n’y avait pas moyen d’écrire un livre et de le faire éditer. C’est pour cela qu’elle revint en France : pour pouvoir travailler et financer une édition de la Paneurythmie.
La photo de Yarmila est au-dessous de moi. Elle est en train de montrer le premier exercice.
« Le Soleil se lève »
Yarmila joue la Paneurythmie pour la première fois
Raconté par Kroum Vajarov
Quand elle rentra en Bulgarie en 1943, elle n’avait pas entendu parler du Maître et elle ne L’avait jamais vu. Elle n’avait jamais vu ni joué la Paneurythmie. Il se trouva que je l’emmènerai à une réunion chez Siméon Siméonov. Il y avait une vingtaine de personnes réunis, et le Maître y était aussi. Il y avait des cas pareils quand des frères ou de sœurs invitaient des fois le Maître et certains amis leur rendre visite chez eux. Le maître et la maîtresse de maison se préparaient pour l’événement, la table était comblée de friandises et de biens, et après, des conversations intéressantes commençaient, et les amis posaient des questions les plus intéressantes et les plus inattendues au Maître.
Je ne sais pas comment et quand quelques frères prirent les violons et commencèrent à jouer la Paneurythmie. Je ne sais pas pourquoi cela se fit. Mais, tout de suite après que les premiers sons se firent entendre, Yarmila se leva et commença à danser. Elle était adhérente de la danse libre ; et selon la danse libre, le corps entier et l’essence intérieure devaient donner dans l’air un dessin de la musique que l’on écoutait. Et Yarmila se mit à danser cette partie de la Paneurythmie qui était jouée. Elle commença à danser ce que nous connaissions et que nous avions appris lors des leçons de Paneurythmie. Mais elle n’avait pas de moyen de l’avoir appris. Nous avions tous les regards fixés sur elle, et moi j’étais le plus surpris de tous.
Alors, le Maître dit :
— Regardez quel lien il y a entre la musique et les mouvements !
C’était parce que les mouvements étaient contenus dans la musique, mais il fallait être spécialiste pour le saisir.
Nous tous qui étions là restâmes muets et immobiles. Parce qu’elle ne connaissait pas du tout la Paneurythmie, elle ne l’avait jamais entendue. Mais, en entendant la musique, elle commença à danser les mouvements de la Paneurythmie. Cela veut dire qu’elle entra dans l’Esprit de la Paneurythmie. Dans le ballet, il y a de l’interprétation dansée sur les ballerines, et des mouvements bien définis. Mais dans la danse libre d’Isadora Duncan, il y a autre chose. On exprime la musique par le corps entier. Et Yarmila était capable d’entendre n’importe quelle mélodie et de se relever et de se mettre à danser sur elle. Au fait, elle faisait la liaison avec et entrait dans ce champs d’où l’esprit de la musique vient. Mais pour le faire, une culture élevée est nécessaire. C’est pour cela qu’elle stupéfiât tous ceux qui y étaient présents.
C’est un exemple qui montre comment l’Esprit de la Paneurythmie entra en Yarmila et la fit la jouer sous le son des violons.
« Carré »
Yarmila paye par sa vie l’impression de sa Paneurythmie
Raconté par Kroum Vajarov
Quel est le lien entre moi, Yarmila et la Paneurythmie?
Je suis dans la Fraternité depuis 1927. Les premiers exercices, le Maître commença à les montrer depuis cette année-là. Plus tard, Il commença à transmettre les exercices, pour qu’ils soient appris. Quand le Maître montrait les exercices, j’y étais présent et j’ai dansé la Paneurythmie dès le début.
Un jour, pendant l’été, quand nous étions à Rila, nous jouions la Paneurythmie au Lac de la Pureté. Les musiciens étaient au centre du cercle et ils jouaient. La Maître jouait Seul à une dizaine de mètres d’eux et Il avançait aussi dans un cercle, mais un cercle plus petit, à l’intérieur. Il était à l’intérieur du cercle, et à un moment donne, Il le quitta et s’approcha des paires qui dansaient dans le cercle. Il vint et se mit à côté de moi, et commença à jouer avec moi. Et cela, Il ne l’avait jamais fait avec personne. Ce jour-là, j’étais arrivé un peu en retard et quand je me mis dans le cercle pour jouer la Paneurythmie, il n’y avait pas de partenaire pour moi. Les paires s’étaient déjà formées et tout le monde attendait le signe pour le début de la Paneurythmie. Ainsi, le Maître et moi, nous dansâmes la partie de la Paneurythmie qui restait jusqu’à la fin. Cela nous étonna tous. Je ne pouvais pas comprendre pourquoi Il faisait cela. Je l’ai compris plus tard, quand j’ai dû apprendre la Paneurythmie aux jeunes. C’était parce qu’Il voyait que moi je serai la personne qui transmettrait la Paneurythmie au jeunes gens, et que je devais l’étudier et bien l’apprendre. Et cela se ferait non seulement quand Il me montrerait un exercice, mais Il devait éveiller certains centres en moi. Et j’ai fait tous les efforts pour bien l’apprendre, avec toutes les précisions et tous les détails, car je devais les enseigner aux jeunes, et je devais leur transmettre tout avec précision. Yarmila qui connaissait l’ordre des choses connaissait ma manière de danser la Paneurythmie, et que je la connaissais très bien, et ce fut pour cela que, après son départ pour la France, elle me demanda de l’aider dans la description et la précision des mouvements. En 1982, je partis pour la France, j’y passai deux mois avec elle et nous travaillâmes sur la précision de la Paneurythmie.
Après que Yarmila eût précisé tout et eût écrit le livre, elle le confia à une maison d’édition pour qu’ils l’impriment. J’étais déjà rentré en Bulgarie. Mais voilà que la chose la plus inattendue se passa. Un soir, quand elle rentrait au centre de Paris, quelqu’un la frappa avec un objet en fer par derrière, sur la tête, dans le but de la voler. Elle tomba inconsciente, et on la trouva le matin dans la rue, toujours inconsciente. Elle fut amenée à l’hôpital, et deux mois plus tard, elle s’en alla de ce monde. Elle s’en alla de cette façon. Elle ne put pas attendre le moment de l’impression du livre et elle ne put pas suivre le processus de l’impression. Voilà ce que la lutte avec les forces obscures représente. Ils décidèrent de la supprimer pour que la Paneurythmie ne puisse pas paraître. Je n’ai pas regardé sa carte du ciel et je n’y ai pas cherché un aspect pareil. Mais elle termina son travail tel un soldat, et elle paya de sa vie pour cela. Ce n’est pas rien, de payer de sa vie son idéal et ce que tu avais travaillé pendant de longues années pour l’œuvre du Maître.
« Beauté »
Yarmila corrigera la Paneurythmie
Raconté par Maria Zlatéva
C’était vers le 20 décembre 1944. Moi et la sœur Yarmila Mentslova, nous nous promenions sur le cercle dans la clairière où le matin nous dansions les exercices gymnastiques. Nous fûmes agréablement surprises quand nous vîmes le Maître : pâle, mais couvert de sa pèlerine, s’approcher de nous. Quand nous étions tout près de Lui, Il dit à Yarmila :
— Vous, sœur, vous corrigerez les gymnastiques !
— Maître, je ne peux pas les donner correctement. Je les jouerai comme une danseuse de ballet.
— Non ! — le Maître lui coupa la parole. — Vous demanderez aux sœurs qui étaient à côté de Moi : Katya Griva et les autres. Vous corrigerez la Paneurythmie!
Après, Il se tourna et s’en alla.
En effet, tout comme maintenant, aussi bien qu’avant, la Paneurythmie n’était pas dansée tout à fait correctement, et c’est pour cela qu’un modèle d’exécution correct des exercices gymnastiques doit exister. À l’époque, le Maître avait choisi la sœur Yarmila, puiqu’elle était danseuse de ballet : et donc elle pourrait être un bon modèle d’exécution correcte des exercices. Mais avant cela, elle devait les apprendre très bien de Katya Griva et des autres sœurs qui apprenaient la Paneurythmie pendant ces soirées d’été, quand le Maître les leur montrait.
J’étais la seule personne qui ait entendu cet ordre du Maître. Mais, il n’a pas pu être accompli, car la sœur Yarmila partit pour l’étranger. Le Maître lui avait dit qu’elle devait travailler ici, pour la Bulgarie, et non pas en étranger. Elle quitta la Bulgarie, parce qu’ici elle ne put obtenir de pension de retraite suite à un travail ; et d’autres raisons se mêlèrent aussi, de caractère personnel.
Le photographe Vasko Iskrenov a pu photographier tous les exercices qui ont été démontrés par Yarmila et Maria Todorova.
« Agilité »
Comment abréger les exercices de la Paneurythmie ?
Raconté par Maria Zlatéva
Parfois, la conférence du matin était plus longue, et beaucoup des disciples étaient employés ; ouvriers, étudiants, et le temps d’une heure destiné à la Paneurythmie faisait que ceux qui allaient au travail, quittaient le cercle. C’est pour cela que le Maître recommandait d’abréger la Paneurythmie en sautant certains des exercices gymnastiques, selon le cas, justement par ces raisons-là : pour que les amis ne soient pas en retard pour le travail. Le frère Siméonov sautait « Le premier jour du printemps », comme c’était la partie la plus longue.
Un matin, nous étions autour du Maître, rassemblés pour Lui baiser la main. Il chercha Siméon Siméonov, pour lui dire quelque chose, mais ce dernier parlait avec des sœurs. Alors, le Maître se tourna vers moi et me dit :
— Vous jouerez toujours les trois premiers numéros de la Paneurythmie : « Le premier jour du printems », « Évéra » et « Sauter », et après vous sauterez chaque deuxième numéro. Un jour vous jouerez les numéros pairs, un autre jour, les numéros impairs de la Paneurythmie. Les jours de fête, vous jouerez tous les numéros en ordre, et vous l’exécuterez en entier.
Quand le Maître me dit quels exercices il fallait danser, je Lui ai demandé si on devait donner des signes pour savoir quel exercice était à danser. Le Maître dit :
— Il vaut mieux ne pas donner de signes. Ils doivent être éveillés et suivre.
Puis, Il continua :
— Vous les musiciens, vous devez vous répartir en groupes. Certains doivent jouer, d’autres danser. Et que chacun observe en dansant, pour voir quelles améliorations on pourrait faire. C’est valide aussi pour ceux qui jouent.
Il se peut qu’un temps arrive où vous ne pourrez pas danser la Paneurythmie en entier.
Le Maître a donc donné la résolution du problème. Vous abrégerez selon le schéma indiqué par Lui.
« Vaincre ».
Entracte
Deuxième partie:
Le cercle musical fermé et « Les rayons du Soleil »
Raconté par Pényou Ganev
Quand je rentrais du village dans lequel j’étais maître d’école à Sofia, je me dirigeais tout de suite vers le Lever du Soleil et je cherchais un rendez-vous avec le Maître. Parfois, j’attendais pendant des heures qu’Il se libère de Ses rendez-vous avec d’autres amis, mais Il me recevait toujours. Alors je partageais avec le Maître certaines choses qui m’étaient venues à l’esprit, ou bien quelque chose que je devais résoudre, mais que je ne savais pas comment le faire. Il m’indiquait la méthode et la manière pour que j’y arrive tout seul : bien sûr, avec Son aide.
Chaque fois quand je lui faisais mes adieux dans Sa chambre et que je Lui baisais la main, Il disait :
—Le Bulgare vit toujours dans un cercle musical fermé.
Je partais de chez Lui et, pendant que j’étais en ville, je ne pensais plus qu’à cela, mais quand je rentrais au village, je l’oubliais, comme si cela sombrait quelque part. Et pourtant, je n’étais pas quelqu’un qui avait la mémoire courte ni un panier percé : je me souvenais en détails beaucoup de choses pendant des années, y inclus jusqu’à la profonde vieillesse.
Quelques années passèrent, et le Maître me disait chaque fois cela quand Il me disait au revoir. Je rentrais au village, et de nouveau tous sombre dans mes préoccupations campagnardes. Mais enfin, la pensée est venue dans mon esprit de demander :
—Maitre, qu’est-ce que vous entendez par le mot « cercle musical fermé ? »
Par le pouce de sa main droite, le Maître me fit signe de revenir et me montra la chaise pour m’asseoir. Il ne le fit pas que maintenant : avant cela, je restais debout et je posais mes questions et je partageais mes soucis concernant mon propre travail.
— Je vais te dire : La musique populaire bulgare se déplace dans un cercle fermé ! Le jeu national des Bulgares c’est la ratchenitsa, pour le Russe c’est le kazatchok, pour le Polonais c’est la polka, pour le Turc c’est le kyutchek. Le Bulgare, quand il danse sa ratchenitsa, il la danse vivement, et il tape des pieds : tu as vu les femmes dans les villages qui blanchissent le tissu dans la rivière, et qui tapent avec le bois appelé battoir, et pour finir le linge, elles se fatiguaient assez. Ici, c’est la même chose : il danse, mais il tape des pieds, après il se fatigue, il s’essouffle, se fatigue, et puis il s’assit sur un trépied et il respira la bouche ouverte, pour se reposer. Il a joué la ratchenitsa, et maintenant il est assis et il est à court de souffle et il n’est bon à rien et il ne veut penser à rien en ce moment. Voilà ce que c’est le cercle fermé de la chanson populaire bulgare.
—Maître, et qu’est-ce que le cercle ouvert représente ? — lui demandai-je, sans rien comprendre.
Le Maître garde le silence. Il me regarde de la tête aux pieds. Je suis Penyou Ganev, venu de mon village au Lever du Soleil.
« La joie de la Terre »
Que représente le cercle ouvert dans la musique populaire bulgare ?
Raconté par Penyou Ganev
C’était ma question adressée au Maître.
Le Maître s’approcha de l’étui de son violon, sortit celui-ci et me dit :
—Allons, sortons !
Et dehors, dans la cour, il y avait 50 ou 60 personnes de nos amis qui étaient assis autour des tables où nous faisions nos repas en commun. Il était vers 5 heures de l’après-midi, et il y avait donc beaucoup de frères et sœurs, car ils savaient que le Maître pourrait sortir pour tenir une conversation avec eux ou bien qu’ils pourraient chanter des chansons avec Lui. Quand le Maître apparut, son violon en main, tous sautèrent de leurs places joyeusement et vivement, parce qu’ils savaient de par leur expérience que dans des cas pareils, si le Maître sortait avec son violon, Il allait donner une nouvelle chanson. Être présent à un événement pareil, c’est plus qu’une révélation de l’Esprit. Un moment pareil est gravé pour toujours dans la mémoire de chacun. Je me rappelle que les amis racontaient, des décennies plus tard, les épisodes où ils étaient présents quand le Maître donnait pour la première fois une chanson ou une autre : pour eux, c’était une expérience extraordinaire en tant qu’âmes en vrai contact avec l’Esprit du Maître d’où venaient ces chansons.
Et voilà que nous étions présents à un moment historique pareil. Le Maître commença à jouer les « Rayons de Soleil » sur son violon. Nous restions devant Lui, comme si nous étions transportés ! À la fin, Il s’arrêta et dit :
— J’ai travaillé pendant 15 ans sur cette chanson, pour la créer, mais je ne l’ai jamais chantée ni jouée devant personne jusqu’à maintenant ! — Et Il me regarda.
C’est alors que je compris que, jusqu’à ce moment-là, nous n’étions pas prêts à accepter cette chanson. Voilà, moi personnellement, depuis trois ans déjà, j’écoutais de mes propres oreilles le Maître commencer à me parler du cercle fermé de la musique populaire bulgare, mais comme ma conscience n’était pas réveillée, je me taisais juste et je hochais la tête en faisant semblant de comprendre ce dont Il me parlait, mais en fait, ma conscience était fermée pour ce problème. Probablement, moi aussi j’avais une tâche dans ma conscience qui ne me permettait pas d’être éveillé pour la lumière que le Maître dirigeait pendant des années en soulevant la question du cercle fermé de la chanson bulgare. Mais, à l’époque, je n’étais pas prêt. Puisque j’étais le seul à m’occuper des chansons folkloriques de l’École et je les chantais au Maître, l’on attendait le moment où ma conscience serait prête et qu’elle s’ouvre à ce problème. Il fallait que quelqu’un devienne conducteur et que le Maître connecte la chaîne des âmes attachées à lui, pour que la savoir du Maître puisse passer par cette chaîne et illuminer nos consciences humaines ordinaires.
Tous écoutaient le Maître. Il expliqua que ce qu’Il jouait représentait de la musique bulgare dans un cercle ouvert. Un cercle ouvert veut dire que lorsque’on joue et lorsqu’on danse, on termine la danse rempli d’énergie ! Que l’on soit agile, sentir le désir de se mettre au travail, et non pas comme quand on a dansé la ratchenitsa et qu’on se sent fatigué et exténué.
« Faire la connaissance »
Que représente le cercle ouvert dans la musique populaire bulgare ?
Raconté par Penyou Ganev
À la fin, le Maître expliqua que ce qu’Il jouait représentait de la musique bulgare dans un cercle ouvert. Un cercle ouvert veut dire que lorsqu’on joue et lorsqu’on danse, on termine la chanson et la danse rempli d’énergie, que l’on sente le désir de se mettre au travail, d’avoir un courant de la pensée qui l’élève, d’avoir une amplification des sentiments vers le haut, et non pas être fatigué et de vouloir se reposer, en suffoquant et en respirant difficilement à cause de l’exténuation.
Le Maître nous donna un exemple ordinaire, mais nous ne le comprimes pas : à l’époque ce n’était que de la théorie pour nous. Cependant, après un certain temps, je compris par mon expérience ce que le cercle fermé dans la musique populaire bulgare représentait. Comment cela ? Mon frère aîné, Bobi, mourut lors d’une danse de ratchenitsa. Un jour, mon frère Bobi alla faire une visite à mon oncle Nikola, pour le jour du nom de son fils Todor. Ils s’étaient rassemblés pour faire un festin. Dans le village de Voditsa il y avait une fanfare, et celle-ci est venue jouer à la fête ; et comme mon frère était le meilleur en danses et qu’il était celui qui menait la ronde, il se leva pour montrer ce qu’il savait faire en danse dès sa jeunesse, il dansa trop, s’essouffla, et enfin tomba et mourut. Tous s’étonnaient et se demandaient comment c’était possible, et moi, alors je compris la force du cercle fermé : puisque cela se passa avec mon frère de sang, ce n’était pas une blague ni des théories quelconques. Et cela arriva justement à moi : mais ce n’était pas étonnant, puisque c’était par moi que cette question concernant le cercle fermé de la musique populaire bulgare, et le Maître m’avait mis à la tête de cette ronde, et c’était pour cela que tant de choses m’arrivaient et des surprises, mais enfin il se forma de tout cela une expérience de connaissances attachées l’une à l’autre.
Dans « Les rayons du Soleil », le Maître donna l’exemple comment jouer la ratchenitsa qui ait un début ascendant.
Jusqu’à maintenant, l’humanité a vécu dans la Subconscience Collective. Maintenant, elle est en train d’en sortir et d’entrer dans la Conscience Collective. Cela ce fait grâce au Maître de tous les mondes de l’Univers Qui est venu pour faire tourner ce Cercle cosmique et pour faire sortir la musique du peuple bulgare du cercle fermé, et, par l’intermédiaire du peuple bulgare, en sa qualité de membre et d’organe de la Conscience Collective et dans l’organisme de l’humanité, de faire sortir aussi l’humanité de la Conscience Collective dans la Conscience Cosmique appelée la Surconscience.
Cela commence par l’éveil de la conscience humaine : et le savoir à ce sujet est donné dans Sa Parole. Pour l’éveil de l’âme humaine a été donnée Sa musique ; et ici, dans « Les rayons du Soleil », la sortie du cercle musical fermé commence dès la chanson « Toi, maman, tu m’as mis au monde comme un homme beau, pour que je devienne intelligent, pour que je pense bien, pour que j’aime de bonne manière ! C’est la vie du Paradis ! » L’éveil de l’âme humaine commence, l’éveil de l’âme du peuple commence, l’éveil de l’âme humaine collective de l’humanité entière commence. C’est le chemin de l’Humanité du cercle fermé vers la liberté, de la Subconscience Collective fermée vers la Conscience Collective, et de là : vers la Conscience Cosmique de l’Esprit. Amen !
« Un beau jour »
Qui a sauvegardé et sauvé la Clairière sur laquelle jouer la Paneurythmie ? Le personnage de Natcho Petrov
Raconté par Boris Nikolov
Natcho Petrov
Il a connu le Maître en 1910 environ. En ce temps-là, il était membre du Parti démocratique d’Alexander Malinov. Quand les démocrates prirent le pouvoir, il fut nommé ministre de l’Intérieur. Avant cela, il avait été maire adjoint de la ville de Sofia. Il passa donc par la vie politique entière, il se lia au Maître et il était un des vieux amis énergiques qui dirigeaient l’organisation du Lever du Soleil et de la Fraternité. Il était dévoué, énergique, et quand il fallait régler des problèmes liés à la commune de la ville de Sofia, il y allait et les réglait toujours.
Le fait le plus intéressant était que le Maître ordonna que la clairière entière qui fut achetée avec de l’argent des frères et dans laquelle nous jouions la Paneurythmie soit inscrite à son nom et au nom de deux autres personnes. Donc, du point de vue juridique, il était copropriétaire de la clairière. Mais, conformément à la pratique de l’époque, il avait écrit une contre-lettre légalisée par laquelle il certifiait que le bien immobilier inscrit à son nom avait été acheté avec de l’argent des frères. En 1947, quand fut adoptée la loi sur la grosse propriété en ville selon laquelle chaque personne avait le droit de posséder un seul bien immobilier, Natcho Petrov renonça à sa maison et inscrit à son nom la clairière entière, puisqu’il avait l’acte notarié à son nom. C’est comme cela qu’il sauvegarda la clairière, et nous y dansions la Paneurythmie de 1947 à 1957 quand le procès contre la Fraternité fut organisé et que le Salon du Lever du Soleil et la clairière furent fermé pour nous. Il faut mentionner que, suivant les conseils des avocats, deux des sténographes, qui avaient des actes notariés pour une partie du Salon, inscrivirent à leur nom leurs appartement et maison, et elles laissèrent leur partie du Salon être expropriée par l’État par cette loi. C’étaient Pasha Téodorova et la mère de Savka Keremidtchiéva, Thérésa Keremidtchiéva. Seule Héléna Andrééva, la troisième sténographe, comme elle n’avait pas d’autre propriété, inscrit à son nom 1/3 de la propriété commune aux trois sténographes. Ainsi, de 1947 à 1957, nous payions 3000 léva de loyer annuel à la commune pour l’utilisation de deux tiers du Salon duquel, en suivant les conseils des avocats, Pasha et Thérésa renoncèrent de sa partie du Salon et de cette manière, elles gardèrent leurs logements. On mentionne cela pour qu’on voie la sorte de personne que Natcho Petrov était : honnête, loyal et sans compromis.
« Que nous sommes contents »
La colère de la fourmi et Natcho Petrov
Raconté par Boris Nikolov
Il portait ses cheveux courts, il était toujours soigneusement habillé, avec des vêtements officiels, c’était un homme d’une bonne prestance. Après le départ du Maître, il avait commencé à lire d’un ton lent de prédicateur des parties des conférences, en expliquant ce que le Maître voulait dire, et il terminait toujours par les propos que si les paroles du Maître n’étaient pas exécutées, les disciples devaient s’attendre à des persécutions et des souffrances, que la Fraternité allait être dissipée et que tous seraient tenus responsables. Il présentait cela d’un ton que certains frères et sœurs ne pouvaient pas supporter. Parfois, les gens s’éloignaient de lui, et tout d’un coup, il se retrouvait tout seul, sans personne autour. Alors, il s’enrageait et proférait des menaces : que tout ici, au Lever du Soleil, sera dissipé et qu’il n’y aurait pas un signe de ce qui avait été existé. Cela irritait encore plus les autres. Peu à peu, personne ne le respectait plus, et lui, il s’agaçait, se fâchait et menaçait. Il avait plus de 75 ans, nous étions plus jeunes, et plus personne ne pouvait supporter ses actions arbitraires. C’est alors qu’une sœur, Siyka Dinova, alla le voir et lui fit un tel scandale pour sa conduite, qu’il resta comme pétrifié de surprise. Siyka Dinova était très frêle, douce, elle ne disait pas un mot à personne, elle marchait comme une fourmi partout sur le Lever du Soleil, et soudain, cette fourmi se dressa devant Natcho Petrov et déversa sur lui tout ce qu’elle avait rassemblé en elle-même. Le Maître avait dit dans une conférence : « Prenez garde à vous, quand la colère des personnes douces arrive sur vous ! » Et voilà que cela se réalisa justement là-bas. La colère de la fourmi fut destructrice pour Natcho Petrov. À ce moment-même, il eut un syncope, et puis il perdit connaissance. Transporté à l’hôpital, il décéda, sans retrouver conscience.
Donc, prenez garde à vous, quand la colère des personnes douces arrive sur vous ! Natcho Petrov possédait une archive assez grande sur le Maître et la Fraternité. Il collectait les journaux et il découpait les articles des journaux qui publiaient des calomnies contre le Maître et la Doctrine. Il les collectait, les rangeait et envoyait des réponses coléreuses aux auteurs de ces mensonges.
Note du rédacteur du Lever du Soleil, le Dr. Verguiliy Krastev :
Ceux qui gardèrent leurs maisons et renoncèrent au Salon au Lever du Soleil et la clairière au Lever du Soleil, on les considérait comme des frères et des sœurs spirituels. Le dirigeant Todor Stoïmenov brûla dans le poêle du frère Radi des millions de léva du denier fraternel légué à la Fraternité par le Maître.
Natcho Petrov fut liquidé au milieu de la clairière du Lever du Soleil, et il a donc payé par sa vie pour qu’on puisse y danser la Paneurythmie de 1947 à 1957.
Ces habitants du Lever du Soleil qui renoncèrent au Salon au Lever du Soleil, de la clairière au Lever du Soleil et brûlèrent denier fraternel destiné au Seigneur, coupèrent eux-mêmes les conditions favorables, et amenèrent la destruction.
Et après, ils accusèrent les communistes qu’ils avaient détruit le Lever du Soleil. Vous voyez que la vérité, c’est exactement le contraire.
« Pas après pas »
La Paneurythmie et ses portails
Raconté par Atanas Mintchev
Je jouais régulièrement la Paneurythmie au violon. Il y avait beaucoup de musiciens qui se rassemblaient et souvent, Mathey Kaloudov dirigeait avec une baguette. Parmi les photos de l’époque, vous trouverez mon visage aussi. Les amis dansaient la Paneurythmie, et ils marchaient en cercle. Le Maître dansait à l’intérieur du cercle, en marchant aussi en cercle, à dix mètres des musiciens. D’habitude, les paires qui faisaient les exercices faisaient parfois des pas plus grands, parfois des pas plus petits, et par cela, la répartition régulière des paires dans le cercle se déréglait. On voyait que certaines paires étaient amassées l’une après l’autre, et après elles, il restait de l’espace vide de trois ou quatre mètres, et après venaient les paires suivantes du cercle de la Paneurythmie. Dans des cas pareils, le Maître montrait de la main en disant : « Pas de portail ! Maintenez le mouvement régulier, à une distance égale ! » Ceux-là, dans le cercle, ils se corrigeaient, mais peu après, ils faisaient la même erreur, et le Maître disait de nouveau : « Corrigez le portail ! Le portail, corrigez-le ! »
Après la fin de la Paneurythmie, des frères et des sœurs se rassemblèrent autour du Maître et Lui demandèrent :
—Maître, qu’est-ce qu’on doit comprendre sous le mot « portail » ?
Le Maître répondit :
—Quand vous circulez en paires, la distance entre vous doit être symétrique, et les paires doivent se trouver à une distance égale entre elles, et cette distance doit être la longueur d’un bras humain. Si on laisse un espace vide se former dans le cercle, un portail se forme par lequel des esprits étrangers à l’École entrent pour voler de celle-ci de la force, de l’énergie et de la lumière qui se forme quand on danse la Paneurythmie. Puisque, à cette Paneurythmie ici correspond une autre Paneurythmie, au-dessus de vous, qui est interprétée et dansée par d’autres êtres lumineux que vous ne voyez pas. Cet état que vous ressentez lors de la Paneurythmie est dû à celle Paneurythmie la-haut par laquelle la Bénédiction Divine vient sur vous. Ce cercle de la Paneurythmie est un cercle vivant de lumière et il représente un champ de force. En créant une porte et un portail, vous laissez entrer des esprits qui s’accrochent et qui volent la force vitale descendant à travers de la Paneurythmie. Si vous fermez le cercle et que vous jouez correctement, ils ne peuvent pas voler. Voilà pourquoi je dis de ne pas laisser de portes, de ne pas laisser de portes ni de fenêtres, pour qu’il y ait une Paneurythmie vivante qui sera pareille à celle qui est dansée en Haut, dans le Monde invisible.
Les frères et les sœurs qui étaient présents entendirent et mémorisèrent cela. Et plus tard, beaucoup d’années après le départ du Maître, j’entendais mon frère Gradi crier souvent pendant la Paneurythmie: «Le portail, corrigez-le ! Ne pas laisser de portails ! » Tous se tournaient en croyant que Gradi avait une maladie dans la tête et que avait quelque chose s’était déréglé dans son cerveau. Mais Gradi avait retenu tout cela du Maître pendant cette journée inoubliable, et il voulait que l’on danse correctement, selon les instructions du Maître. Oui, mais Gradi n’expliquait pas cela à nos amis, après la fin de la Paneurythmie ; moi, je crois qu’il aurait dû le faire.
Voilà, j’ai décidé de partager avec vous un savoir au sujet du cercle et du portail. Mémorisez-le !
« De bonne heure »
L’exercice suivant de la Paneurythmie, c’est la « Respiration ».
Cet exercice représente la gamme dans la direction ascendante et après descendante.
Pendant une interprétation de concert, c’est le moment où nous devrions pénétrer dans le monde des Sept tons par lesquels l’être humain entre en harmonie avec la Nature.
Le Maître donne le Langage des Sept tons : les Notes vivantes
DO — Le ton fondamental de l’Amour. C’est l’impulsion de l’Amour dans le monde matériel. L’énergie accumulée qui cherche son chemin pour se libérer. La libération par l’Amour.
RÉ — La première manifestation de la liberté, une impulsion vers le mouvement correct, une direction vers les conditions favorables de la vie.
MI — Le « mi » donne le début de la pensée où s’exprime la direction de chaque mouvement, le but vers lequel l’être humain va. C’est le ton fondamental de la Vérité.
FA — Une condition de garder ce qui est gagné en tant que richesse intérieure. Le « fa » règle les conditions internes dans l’être humain, joue un rôle important pour son organisation.
SOL — Acquisition d’énergie intellectuelle. Ce ton lumineux transmet de l’aspiration spirituelle à l’être humain. C’est le ton fondamental de la Sagesse.
LA — C’est le ton de la vie ! Dans ce ton se trouvent les conditions dans lesquels l’être humain se manifeste. Période de mûrissement.
SI — C’est le degré le plus élevé auquel l’être humain arrive ; le « si » créé le bien-être spirituel. Ce ton représente la loi de la gratitude envers tout.
Le ton fondamental est celui par lequel la vie de l’être humain commence
Extraits de la Parole du Maître Deunov
« Respiration »
Pourquoi ont été donnés « Les Rayons du Soleil » ?
Raconté par Maria Todorova
Après un certain temps, le Maître donna aussi « Les Rayons du Soleil ». C’est une composition plus compliquée. Les paires sont disposées en 12 rayons dirigés vers le centre. Ces rayons personnalisent l’Amour Mondial qui vient du centre de l’Univers et va vers la périphérie. Ces douze rayons sont entourés par un cercle de paires. Le moment arrive où l’être humain qui est venu sur Terre doit s’éveiller, sa conscience doit s’ouvrir et cet Amour Mondial doit entrer en lui en tant que Lumière. Cela représente l’éveil de la conscience humaine. L’étape suivante c’est de partir du bas vers le haut, c’est-à-dire de la périphérie de l’Univers vers son centre, avec l’Affection Cosmique. Cela commence par la chanson « Toi, maman, tu m’as mis au monde … ». C’est de là que commence l’ascension de l’être humain et l’éveil de sa conscience, l’entrée dans la Supraconscience par la Védière en lui. C’est à partir de ce moment-là que l’être humain sort du cercle fermé de sa vie privée, et que le Bulgare sort du cercle fermé de sa chanson populaire. Le Maître avait dit : « J’ai travaillé pendant quarante ans pour faire sortir la chanson populaire bulgare du cercle fermé.»
C’est de là que commence le chemin ascendant de la conscience bulgare vers la Supraconscience qui devra arriver à la Parole du Maître. Seul le Bulgare qui a brisé ce cercle fermé et qui l’a ouvert en soi-même peut prendre le chemin ascendant de la Lumière intérieure de sa conscience. Ce chemin interne de la Lumière dans sa propre conscience l’amènera, par l’Illumination, dans le Monde spirituel. C’est là qu’il trouvera la Parole du Maître. Vous pouvez lire des conférences par le Maître sans pourtant arriver à Sa Parole. C’est parce qu’il faut d’abord de la Lumière dans votre conscience, et après l’Illumination de la Parole du Maître doit venir dans votre conscience pour que vous La rencontrer. Il n’y a pas d’autre chemin ! C’est là que commence le chemin ouvert et la libération du cercle fermé de la conscience bulgare pour l’École du Maître. L’École du Maître est la Lumière et l’Illumination de Sa Parole.
« Les Rayons du Soleil »
Si nous n’avions pas dansé la Paneurythmie
Raconté par Boris Nikolov
La Paneurythmie, ce sont des danses du Soleil et des rayons du Soleil, simples et parfaits. Le Maître dit une fois à Martchaévo :
—Si ce n’était pas la Paneurythmie, cela se serait passé très mal pour le monde et pour les Bulgares.
—Si nous n’avions pas donné la Paneurythmie, la situation des Bulgares aurait été beaucoup plus grave que maintenant. Nous sommes reliés au peuple bulgare, nous sommes reliés à l’humanité. Ce que nous faisons se reflète sur le tout — compléta le Maître une autre fois.
Le Maître termina une conversation à Martchaévo par ces mots :
—Une école spéciale doit exister pour étudier les mouvements de la Paneurythmie. Un jour, il y aura une école de chorégraphie auprès de la Fraternité où l’art des mouvements et de la musique sera étudié.
C’est une idée du Maître sur le travail futur des disciples avec Sa Parole, avec les chansons et avec la Paneurythmie.
Par les chansons et la musique de la Paneurythmie, par les rayons du Soleil qui les portent et par lesquels ils arrivent, nous la dansons sur Terre comme les danses du Soleil. Nous chantons les chansons de la Paneurythmie comme des chansons du Soleil. Par les chansons et les danses de la Paneurythmie, nous descendons du Soleil et nous créons l’École de la Fraternité Blanche sur Terre. C’est la Paneurythmie pour nous.
La Paneurythmie est une arme puissante pour construire !
La Paneurythmie est aussi une arme puissante pour détruire !
Faites attention vers où vous dirigerez la force énorme de la Paneurythmie !
« Toi, maman, tu m’as mis au monde … »
Le Maître sur la Paneurythmie
La Paneurythmie est une force énorme ! Dieu a envoyé Son Grand Esprit sur Terre, et vous, vous êtes nommés auprès de Lui, pour servir en tant que tireurs et garde-corps. L’arme a été mise dans vos mains, et vous devriez vous en servir pour garder strictement le respect de la Grande Loi, c’est-à-dire de sauvegarder la paix et l’harmonie dans les âmes humaines. Et non pas de diriger l’arme qui vous a été donnée contre le Grand, en mettant la division et en semant la discorde parmi vous !!!
Prenez garde, l’arme vous a été donnée ! Cela dépend de vous sur quoi vous la braquerez : sur les âmes (les manifestations) inférieures ou bien sur cette Force Divine suprême Qui peut vous effacer de la face de la Terre rien que par Sa pensée !
La Paneurythmie que je vous ai donnée représente une arme énorme (dit le Maître). Cela dépend de vous où, vers qui vous la dirigerez, et c’est de cela que l’harmonie et la paix dépendent non seulement entre vous, mais aussi dans le monde.
Si vous exécutez correctement les mouvements de la Paneurythmie, les forces positives dans la Nature couleront par vous, et l’Amour de Dieu vous liera l’un à l’autre dans le cercle infini de l’Univers. Mais si vous faites des erreurs dans les mouvements paneurythmiques, vous braquez votre arme sur le Grand, sur Dieu, et vous entravez votre propre développement ! Et après, vous dites que celui-ci ou celui-là est coupable pour votre situation actuelle dans le monde. Personne d’autre n’est coupable, vous êtes les seuls coupables, parce que l’exécution incorrecte des mouvements paneurythmiques provoque le mouvement négatif des forces dans la Nature, et c’est elles qui font le gâchis dans le monde. Et c’est vous les coupables de ce gâchis.
Soyez éveillés, parce que le mal vous guette pour vous surprendre et pour vous donner le coup à l’improviste par lequel vous montrer que, en tant que disciples de la Fraternité Blanche, vous n’avez pas appris votre leçon. Le bon disciple ne doit pas faire des erreurs ni admettre que d’autres personne en fassent.
Le mal est un grand professeur devant lequel chaque disciple de la Fraternité Blanche se dresse et récite sa leçon. Le professeur est inexorable si le disciple ne connaît pas sa leçon. Celui-ci sera stigmatisé par sa baguette.
L’exécution correcte des mouvements de la Paneurythmie, c’est l’utilisation correcte de l’arme à feu. Cela dépendra de vous si vous la braquerez sur ce qui est inférieur, pour que ce qui est supérieur et ce qui est bon triomphe !!!
La Paneurythmie est une force énorme qui donnera un nouvel élan au monde. Les Grandes âmes qui dirigent le monde vous entendront quand vous chantez et jouez. C’est par la Paneurythmie que vous leur offrez la clé de ma Doctrine laquelle apporte la paix aux âmes humaines. Cette clé, les Grandes âmes doivent la recevoir de vous !
Et le Pentagramme est l’emblème du Chemin du disciple.
« Le Pentagramme »
« L’hymne de la Grande âme »




